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Un dimanche au bord de l’eau…

Dimanche ahhh un jour de repos pour flâner un peu, après avoir mangé chez Sharky’s. Nom étrange mais rien avoir avec les requins, mais simplement en hommage à deux frères qui ont racheté le Strand hôtel à une époque lointaine.

Dans ce resto-bar c’est une déco moderne et de la musique lounge, on est assis dans des fauteuils juste un peu bas pour manger mais bon on s’y fait. On mange une cuisine assez variée et plutôt occidentale comme des pâtes, des assiettes de charcuterie avec des olives, de la viande de bœuf, des burgers, des pizzas… le tout très bien présenté et très goûteux. Ça change de la cuisine locale. La patronne est suisse, elle fait du bon pain et importe des charcuteries et des fromages italiens. L’établissement est plutôt fréquenté par des étrangers ou des Birmans aisés.

Puisqu’on ne peut pas se préparer de repas chaud dans notre logis, nous sommes bien obligés de manger à l’extérieur sauf le repas de midi que nous partageons avec le personnel de l’agence de voyage. On mange du riz en grande quantité et puis on garnit d’un peu de viande et de quelques légumes achetés à l’échoppe du quartier. L’équipe apporte aussi des plats maison. C’est assez varié, mais on mange surtout du riz, les accompagnements étant en toute petite quantité. Pour le Birman moyen, les fruits et légumes coûtent cher surtout si on cherche de la belle marchandise. On mange donc du poulet rôti ou dans un curry, du porc aussi en curry ou parfois froid en petite tranches un peu comme notre rôti de porc mais en beaucoup plus petit. Le poisson sous toutes ses formes est omniprésent au repas. La pâte de poisson est mélangée à certains plats ce qui donne une odeur forte et assez désagréable pour les Occidentaux. J’ai tenté la salade de bambou fermenté ; c’est étrange mais pas mauvais, ce que j’aime beaucoup, ce sont les préparations de pois et de pois chiches.

Nous sommes installés à deux petites tables qui permettraient chez nous d’accueillir 3 personnes chacune, alors qu’ici on est une bonne dizaine de convives. Le repas se passe en toute convivialité, on rigole beaucoup parfois sans trop savoir pourquoi, mais ça rend le moment agréable.

Petite balade autour du lac Kandawgyi, l’endroit a bien changé. Il n y a plus les petits bassins avec les poissons au milieu et les cascades séparant les bassins. Un projet gigantesque d’aquarium est en train de voir le jour. Ca va être très grand et n’aura plus rien à voir avec la promenade paisible au bord des étangs poissonneux. Je suis impatiente de voir cette construction à terme.

Il y avait une fête Indienne, une ambiance chaleureuse, beaucoup de musique et des gens qui défilaient tout colorés en jaune. Les dames en beau sari soyeux. Des hommes torse nu portent de lourdes statues montées sur une armature métallique qui entoure complètement le porteur et – pour rendre les choses un peu plus pénibles, la chaleur et le poids sur les épaules ne suffisant sans doute pas – dont quelques « baleines » pointues s’enfonçant dans le peau au niveau du torse et du dos de celui-ci. Quel spectacle !

Plus loin autre spectacle, le tournage d’une série télévisée birmane, une foule s’est entassée pour voir les acteurs, finalement on ne sait plus qui est acteur et qui est simple spectateur tellement les « voyeurs » sont proches des caméras. Intéressant !

La balade autour du lac sur le pont en bois est rafraîchissante, le seul inconvénient étant la qualité du pont qui aurait bien besoin d’une remise à neuf. On y croise beaucoup de monde et surtout des locaux, certains font du taï-chi-chuan, de la gym, de la méditation même, d’autres se promènent simplement et d’autres enfin pêchent. Je prends le temps de m’attarder un peu pour « admirer » leurs prises. C’est simplement hallucinant, de minuscules poissons qu’on oserait à peine présenter frits à l’apéro. Sans doute le repas du soir de certaines familles. La cane a pèche est inexistante, un simple fils suffit.

Une halte bien méritée car le tour du lac est long, un apéro sur la terrasse de chez « Signature » fait du bien. La nuit commence à tomber. Les chauves-souris arrivent en masse, elles sont prêtes pour le festin d’insectes qui tournent dans la lumière des projecteurs.

En ce début mars, la chaleur augmente vite, on atteint presque les 40 degrés. C’est un peu pénible en ville principalement en raison de la pollution intense : l’excès de trafic et d’embouteillages, les gaz d’échappement des vieux bus vous piquent au nez. Quand un gros camion passe, c’est l’horreur car il éjecte une épaisse fumée noire et âcre. On se demande pourquoi on tousse comme de vieux chevaux. Les gens toussent, crachent, rotent à grands bruits.

La meilleur pâtisserie de Yangon s’appelle Shwe Pu Zun, si vous voulez bien vous rappeler, « Shwe » signifie or et «Pu Zun» crevette, voilà un joli nom pour un vendeur d’excellents gâteaux qui n’ont rien à envier à ceux d’Europe.

Il faut vraiment faire un détour par cet endroit, c’est une des plus anciennes pâtisseries de Yangon, on y trouve des gâteaux forêt-noire, du cheesecake, des javanais, des éclairs … et de délicieuses glaces bien crémeuses et compactes qui ne fondent pas très vite, un exploit quand on sait qu’il y a plus de 35 degrés.