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Le début des aventures birmanes de 2017

Et voilà, enfin un petit compte-rendu du dernier voyage en 2016… avant de repartir pour un long séjour en 2017.

Il fallait se rendre compte sur place si les travaux du dispensaire avançaient bien, car en janvier, il faut que ce soit prêt ! Eh bien une belle surprise : le bâtiment est superbe, les murs montent de jour en jour, on est presque au toit. J’ai pu rencontrer la fière équipe de travailleurs sur le chantier. Ils sont 9 ouvriers à travailler tous les jour depuis le début des travaux. On a pu rediscuter de l’aménagement intérieur et de quelques détails comme l’emplacement des toilettes, la couleur des murs intérieurs et extérieurs… puis une petite pause photo. On se quitte en se réjouissant déjà de voir la suite.

En Birmanie, il est parfois difficile d’avoir immédiatement une réponse à une question simple, comme par exemple comment s’appelle le chef du chantier ? On a d’abord une explication sur la fabrication de briques puis sur le séchage et ensuite sur le tri entre les briques valables et celles à éliminer… On arrive enfin à avoir un nom, mais pas celui du chef de chantier mais bien celui de l’homme qui a expliqué comment on doit mesurer le terrain avant de démarrer les travaux et ainsi de suite jusqu’à obtenir le nom tant attendu. A ce moment-là, tellement de temps a passé depuis la question première qu’on en a oublié l’objet. Toutes les discussions prennent ainsi alors un temps interminable, il faut s’armer de patience et rester cool. Les Birmans ne se stressent pas facilement, ils vont à un rythme particulier qui leur est vraiment propre, unique et si vous vous montrez pressé, ils vous trouveront impoli. Il faut prendre le temps de boire une eau chaude appelée parfois thé mais sans commune mesure avec une vraie tasse de thé, et il faut bien entendu aussi grignoter quelques friandises allant de la banane à la cacahuète en passant par un morceau de gâteau de semoule ou un bonbon au tamarin.

Mais revenons à nos moutons – une des expressions favorites de mon ami Thurain, qui nous aide à nous faire comprendre en birman ou en « myanglish ».

Il reste encore quelques points importants à régler avant janvier, il faut une autorisation spéciale pour pouvoir travailler bénévolement au village et plus particulièrement au dispensaire. Donc, maintenant une étape cruciale, le chef du village et notre coordinateur vont aller voir un médecin chef de la région pour avoir son accord et ensuite avec cette autorisation il faudra encore aller voir les autorités pour apposer le sceau officiel du service de l’immigration. Et ce n’est pas tout, après seulement, ils pourront introduire une demande de logement exceptionnelle dans le village soit chez le chef ou au dispensaire.

En Belgique, c’est souvent surréaliste les démarches administratives et il est bien difficile d’aboutir à une réponse positive sans s’énerver. En Birmanie, toute chose semble compliquée mais personne ne s’inquiète, on verra, on fera ce qu’il faut ; c’est tout aussi surréaliste mais pourquoi s’inquiéter ou trépigner ? Les choses se dénouent parfois presque par miracle. On ne peut contrôler trois choses en Birmanie : la météo, l’horaire des trains et le Gouvernement !

Au village, ils se réjouissent de voir enfin un dispensaire et espèrent vraiment beaucoup surtout pour la santé des petits. Actuellement, les vaccinations sont déjà assurées par l’Unicef et les enfants doivent être vaccinés ; ils reçoivent une carte avec toutes les indications en anglais. C’est merveilleux, c’est à peu de chose près comme chez nous. Pour le reste, en revanche, c’est moins au point.

Nous avons trouvé un imprimeur grâce à une amie birmane qui vit actuellement en Belgique. Cet imprimeur va nous confectionner des passeports santé sur mesure. Nous aurons donc des carnets identiques pour toutes les personnes. Cela va non seulement permettre un bon suivi au dispensaire du village mais aussi en cas d’hospitalisation. Des infos générales, les maladies, les traitements que le patient aura eus y seront consignés.

Il est prévu de voir d’abord tous les enfants et ensuite on ira vers les personnes âgées pour terminer par le reste des villageois. Il y a du travail pour un bon bout de temps. De jeunes étudiants en médecine de dernière année ont été contactés à l’Université de Mandalay pour venir aider à faire un premier check-up. Les cours de médecine se donnent en anglais dans toutes les universités birmanes ce qui constitue donc un bel avantage car des consultations en birman seraient du chinois pour un Eskimo.

Autre visite, autre projet : le petit village de Set Set Yo a besoin de toilettes pour son école. Il s’agit d’un petit village aux alentours qui garde encore des traditions ancestrales, j’ai été touchée par les enfants de ce village. Ils sont timides mais intrigués par les étrangers qui débarquent chez eux au beau milieu de l’école.

Il n’y a ni eau courante, ni électricité mais une belle école trône au centre du village. Une trentaine d’élèves se bousculent dans la cour afin d’apercevoir les drôles de personnages trop grands et trop gras que nous sommes. Ils sont adorables avec leur coiffure qui laisse se dresser une petite mèche de cheveux sur le sommet de la tête.

On va donc tout faire pour offrir des toilettes à ces petits écoliers innocents et sans demande ; mais aussi, si c’est possible, de nouveaux uniformes scolaires et de l’électricité avec des panneaux solaires. Si nous pouvons compter sur nos généreux donateurs de chez Electrabel comme pour le dispensaire.

J’ai rencontré deux enfants sourds-muets et un enfant IMC ; c’est dingue sur une si petite population d’avoir autant de troubles congénitaux. Je suis restée très émue devant ces jeunes enfants.

Quelques photos, une promesse de revenir et déjà on doit s’en aller pour un autre rendez-vous…