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Découverte d’un merveilleux restaurant indien… à chacun ses coutumes.

Eh oui ! de temps en temps on fait aussi des découvertes gustatives ! Le soir, il faut bien sortir un peu du garage… surtout pour manger et se dégourdir les jambes. Hier soir, un indien pas mal du tout : en entrant, déjà l’odeur de l’Inde, un délicieux mélange entre cannelle, coriandre, anis, curcuma. Une carte très alléchante et il est même difficile de faire un choix tant il y a de choses tentantes. Finalement il faut bien se décider pour une petite entrée : un fromage type cottage cheese frit et ensuite nappé d’une sauce à la crème épicée subtilement, un délice. Ensuite un peu de lentilles, du poulet byriani et aussi un poulet aux épinards, du riz et des chapati. Parfait, tout est délicieux et sans trop être piquant pour nos papilles européennes. Un petit vin s’impose : une bouteille de rouge. Il n’y a pas de choix mais ce n’est pas grave on va essayer. On nous apporte une bouteille d’un vin rouge portugais, pourquoi pas. Une serviette, un tire-bouchon et voilà le vin presque servi…mais non une « spécialiste » arrive pour déboucher la dive bouteille. Elle commence par secouer et retourner la bouteille. Ben oui, comme chacun sait, il faut bien faire remonter la pulpe ! En voilà une surprise. Ceci dit le vin était buvable mais ce n’est pas encore la fin des surprises.  L’addition, normal puis la Dame constate que nous avons bu chacun du vin, on a en fait vidé la bouteille. Alors elle a compté 2 verres de vin au lieu d’un. Voilà une belle façon de faire, on boit à 2 on compte juste le prix de 2 verres et si on boit à 10 on compte 10 verres ; finalement on a fait un bon choix, une merveilleuse bouteille de vin portugais a la lie bien mélangée pour donner plus de goût et tout ça pour la modique somme de 5 euros. On y retournera (mais plus la bouteille, espérons-le) !

Chacun ses habitudes.

Il y a eu le Nouvel Chinois et comme la communauté chinoise est importante ici en Birmanie, c’est la fête au centre-ville mais aussi dans des centres commerciaux, dans les pagodes chinoises et partout on vit dans cette ambiance chinoise. Au centre-ville il y avait beaucoup de monde, une grand rue longue de plusieurs km fermée juste pour le plaisir des badauds qui peuvent alors déambuler au gré des stands qui proposent à boire, à manger. On offre des limonades aux passants, on peut aussi faire la file pour avoir un repas gratuit, plus loin, on donne des produits de nettoyage, un autre stand distribue des yaourts ou des boissons fruitées. La foule est en liesse et tout se passe dans une ambiance bon enfant sous les lampions rouges. Le soir il y a des podiums pour faire place à des chanteurs populaires, des spectacles de rue, des danses. Peu d’étrangers sont mêlé à la foule et donc on se retourne sur nos visages pâles, on nous interpelle, on nous prend en photo et bien entendu nous jouons le jeu.

C’était très chouette de se mélanger dans cette foule souriante et en liesse.

Dimanche, rencontre avec des touristes pour l’agence, un bon moment aussi à partager des souvenirs des voyages mais aussi de la Belgique ou de la France.

Je n’ai encore guère de nouvelle pour notre chambre d’hôtes, je n’ai pas encore pu parler avec Aung Moe pour l’achat du terrain. En effet Aung Moe est en voyage avec des touristes comme c’est la haute saison, il est très peu disponible. Et quand il a été disponible il a dû aller à l’hôpital, il a des soucis mais je n’ai pas bien compris de quelle nature. Il y a déjà un bon bout de temps qu’il est très fatigué et qu’il perd l’équilibre. Il est allé passer quelques examens, dont une ponction lombaire, et le liquide prélevé a été envoyé à Bangkok pour analyse. Oulalala je n’aime pas ça… J’espère qu’on ne va rien lui trouver de grave.

Pendant ce temps c’est avec Htar Htar son épouse qu’on gère les parrainages. Je suis allée à  la banque pour retirer de l’argent mais il y a un montant plafonné a 250 euros environ de retrait en une fois et par semaine. Donc il faut aller souvent à la banque puisque nous avons maintenant un cinquantaine d’ enfants parrainés. Ils vont sans doute se demander ce que je trafique à la banque. J’ai aussi une carte de banque birmane mais là aussi c’est compliqué car je dois d’abord charger de l’argent sur la carte avant de pouvoir l’utiliser dans les magasins. Donc finalement c’est plutôt un portemonnaie électronique qu’une carte de débit.

Bientôt je vais aussi recevoir des commissions sur des voyages que j’ai vendus et ainsi ca servira pour aider nos enfants birmans. On a déjà acheté des uniformes scolaires, on a encore d’autres petites choses à acheter pour les cours de cuisine et les cours d’anglais…

Nous avons rencontré un jeune homme qui travaille dans un bar, il s’est proposé de nous aider quand il a congé. Il a envie d’améliorer son anglais et dès lors il va faire des choses avec nous et ainsi il s’exercera à parler anglais.

Il n’a hélas que 3 jours de congés par mois ce qui est vraiment très peu et les autres jours il travaille du matin jusqu’à la fermeture de son bar.

Il va nous aider à prendre contact avec la prison d’Insein dans le nord de la ville de Yangon. Nous avons un projet d’aide mais on y reviendra plus tard…