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Artemisia : la plante qui soigne et prévient le paludisme

Prise en tisane, l’Artemisia annua ou afra soigne et prévient le paludisme.

Qui est cette belle Demoiselle ? Selon Wikipédia, c’est une plante annuelle glabre originaire de Chine naturalisée en Europe. L’une des substances actives extraite de ses feuilles (l’artémisinine) combat efficacement le paludisme.
L’armoise annuelle est utilisée par les herboristes chinois depuis longtemps dans le traitement de nombreuses maladies, telles que des dermatites ou bien encore contre la malaria depuis l’antiquité. En effet, la plante contient de l’artémisinine (…) qui s’est révélée efficace à titre curatif, et non préventif, contre des formes graves de paludisme (en particulier contre P

lasmodium falciparum devenu en de nombreux endroits résistants aux médicaments classiques). C’est donc une alternative simple à la portée des populations soumises à ce fléau.

L’artémisinine est efficace contre plusieurs souches de parasites responsables du paludisme. De multiples

études scientifiques confirment cette propriété1 et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) encourage des programmes de soins et de culture. Cette même OMS déconseille la monothérapie à base d’artémisinine et recommande les traitements combinés (polythérapie). Des milliers de personnes meurent chaque année, encore des millions de cas par an sont recensés et trois milliard de personnes vivent dans des zones à risque.

Pourquoi ne pas tenter l’expérience ?

Ca ne coûte pas grand-chose et on peut sauver des vies. Il suffit d’un terrain et de quelques cultivateurs qui acceptent de sacrifier un peu de leur terre pour semer de l’Artémisia. Il faut trouver la bonne graine qui s’adaptera au sol birma

n. Nous avons envie de faire cette tentative dans le village de Tauw Bau Tauw. Ensuite, il faudra proposer de la tisane à boire tous les jours aux villageois. Bien entendu les résultats ne seront pas immédiats mais je suis certaine que c’est une expérience à tenter qui n’est pas trop coûteuse et qui peut sauver des vies.

On constate également une augmentation de la résistance au médicament et de nombreux effets secondaires non négligeables. Bien entendu dans nos sociétés modernes, on essaye toujours de synthétiser de nouvelles molécules, la recherche avance et tout ça a un coût important. Les populations de certains pays d’Afrique et d’Asie n’ont pas toujours les moyens financiers de « s’offrir » un traitement médicamenteux valable. Nous avons envie de proposer aux personnes les moins bien loties aussi une possibilité de se soigner correctement et à moindre coût. Si une méthode simple, naturelle et peu coûteuse peut-être dispensée, soyons les ambassadeurs de cette plante aux vertus cachées.

Nous avons envie de suivre le chemin ouvert par la Maison de l’Artemisia.

Depuis 2014, la Maison d’Artémisia rassemble dans chaque pays d’Afrique subtropicale des compétences médicales et agronomiques sur les Artemisia. Et les résultats positifs ne se sont pas fait attendre. Leur mission est de prouver l’efficacité médicale des Artemisia annua et afra.

Former les acteurs de terrain : Organiser un réseau de cultures et de distribution labelisée

De nombreuses études cliniques et des publications scientifiques tentent de démontrer l’efficacité de cette plante.

En 1970, en Chine, des laboratoires dans les provinces du Shandong et du Yunnan ont réalisé des essais cliniques probants avec de la tisane et des gélules d’Artemisia annua. 30 cas à P. vivax ont pris 3g de poudre de feuilles et tiges d’Artemisia annua pendant 6 jours et ils ont d’excellents résultats thérapeutiques, meilleurs que le groupe soigné à la chloroquine (Zhang, JF. A detailed chronological record of Project 523 and the discovery and development of qinghaosu (artemisinin). Vol. 193. Yangcheng Evening News Publishing Company; China: 2005).

En 2000, en RDC, Mueller et al. ont traité 53 patients infestés par Plasmodium falciparum en utilisant deux types de préparation : l’infusion et la décoction. La posologie était de 5g de feuilles d’Artemisia annua sèches/L, 1L/j pendant 5 jours. Le taux de guérison a été de 100% avec l’infusion et de 92 % avec la décoction (Mueller et al: The potential of Artemisia annua L. as a locally produced remedy for malaria in the tropics : agricultural, chemical and clinical aspects / Journal of Ethnopharmacology 73 (2000) 487–493).

En 2010, en Ethiopie, Gebeyaw et al. réalisèrent une étude sur 73 patients traités pour un paludisme simple par 1L de tisane d’Artemisia annua à 5g/L par jour pendant 7 jours. 95,5 % des patients furent guéris sans qu’on ait observé d’effets secondaires (Gebeyaw Tiruneh et al : Use of the plant Artemisia annua as a natural anti-malarial herb in Arbaminch town. Ethiop. J. Health Biomed Sci., 2010. Vol.2, No.2).

En 2011 en Ouganda, P Ogwang démontre l’effet préventif de l’Artemisia annua sur le paludisme sur 132 adultes qui ont pris 1 tasse de tisane 1 fois par semaine et ont réduit de 55% leur risque d’avoir un accès palustre (Patrick E. Ogwang et al : Use of Artemisia annua L. Infusion for Malaria Prevention : Mode of Action and Benefits in a Ugandan Community / British Journal of Pharmaceutical Research 1(4): 124-132, 2011).

En 2012, au Cameroun, Chougouo-Kengne et al. ont publié en 2012 la première étude comparant l’efficacité de la tisane d’Artemisia annua avec celle de l’Artésunate seul ou en association avec l’Amodiaquine chez 73 patients atteints d’un paludisme simple à Plasmodium falciparum. La posologie était de 5g de feuilles sèches par litre d’eau bouillante à prendre sur la journée pendant 5 ou 7 jours. L’augmentation de la durée du traitement améliorait l’efficacité thérapeutique de la tisane, passant de 71.3% à 100% et aucun effet secondaire (Rosine Chougouo-Kengne et al : Etude comparative de l’efficacité thérapeutique de l’Artesunate seul ou en association avec l’amodiaquine et de la tisane d’Artemisia annua cultivée à l’ouest de Cameroun / Annales de Pharmacie, Université de Kinshasa Vol 4, N1, Avril 2012 pp127-148. 2013 : Un livre parait chez Springer sur l’Artemisia annua. Weathers PJ, Reed K, Hassanali A, Lutgen P, Engeu Chapter 4: Whole plant approaches to therapeutic use of Artemisia annua, L. (Asteraceae). /IN: Artemisia annua. Pharmacology and Biotechnology. Eds., T Aftab, JFS Ferreira, MMA Khan, M Naeem Springer, Heidelberg, GDR pp. pending).

En 2015 au Bénin, Zime-Diawara et al. réalisèrent une étude clinique sur 108 patients qui reçurent pendant 7 jours 1L de tisane d’Artemisia annua dosée à 12g/L. 100% des patients ont vu leur parasitémie s’annuler à la 36ème heure, avec une excellente tolérance clinique (Zime-Diawara H. et al. Etude de l’efficacité et de la tolérance d’une tisane à base d’Artemisia annua L. (Asteraceae) cultivée au Bénin pour la prise en charge du paludisme simple. Int. J. Biol. Chem. Sci. 9(2): 692-702, 2015).

En avril 2017, Pamela Weather et son équipe ont guéri 18 cas en 5 jours de malaria sévère résistante aux ACT en RD Congo. Les patients ont pris une dose de 0,5g de feuilles d’Artemisia annua séchées, 2 fois par jour pendant 5 jours (En cours de publication, ScienceDirect, phytomedecine, www.elsevier.com)

Chaque don participe à financer une étude, créer un jardin médicinal, former une équipe locale, ouvrir une Maison de l’Artemisia ou financer des outils de production.
Merci de nous aider à avancer dans cette voie.

(Nos sources : Wikipédia et La Maison de l’Artémisia)