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Yangon : ville multiculturelle

Même si le pays n’est pas ouvert depuis très longtemps, on y rencontre déjà une multitude de pays représentés.

Un peu d’histoire et de géographie pour vous mettre dans le bain :

Yangon est formé de yan et koun, qui signifient respectivement « ennemis » et « manquer de ». Le nom peut donc être traduit comme « fin de la discorde », « fin du conflit ». Rangoon/Rangoun, quant à lui, vient probablement de la mauvaise prononciation de Yangon de la part des Britanniques. Mais depuis 1989, on dit YANGON (le « y » se prononçant presque comme un « j » français). La ville n’est plus la capitale mais reste la ville la plus importante du pays. On y compte environ 5 000 000 d’habitants.

Yangon est située à une trentaine de kilomètres de la mer d’Andaman dans le golfe du Martaban. On est dans le Delta de l’Ayeyarwady et la ville est traversée par le fleuve nommé aussi Yangon et aussi par de nombreux bras du grand fleuve.

La ville fut fondée au Moyen-Âge vers le 6e siècle par l’ethnie des Môn et le nom donné fut DAGON. Les Môn dominaient tout le sud de la Birmanie à cette époque. Quand on sait qu’au départ c’était un petit village de pêcheurs situé tout autour de la fameuse pagode Shwedagon (Shwe = or). Le village a bien grandi… !

C’est à Yangon qu’on retrouve le plus de bâtiments coloniaux encore préservés et même maintenant restaurés. Quand on se balade dans certains quartiers, on fait une remontée dans le temps, les magnifiques immeubles trônent sur les grandes avenues, on peut aussi admirer le luxueux hôtel Strand, qui n’est malheureusement plus mis en valeur, le quartier où il se situe ayant perdu de son charme d’antan. Actuellement, il est juste en face des docks avec une grand-rue très fréquentée en façade. A l’époque, la route existait déjà mais uniquement parcourue par quelques calèches et badauds. Le magnifique parc arboré qui allait jusqu’au bord fleuve, lieu de promenade tout en beauté et en quiétude, n’existe hélas plus !

La ville de Yangon a donc été envahie par les Britanniques et ceux-ci ont amené avec eux des militaires et domestiques indiens. Ce faisant, voilà déjà deux cultures très différentes qui s’installent dans la ville. Les Britanniques apportent des changements comme l’instauration de la scolarité suivant le rythme de la Grande-Bretagne ; ils ouvrent des universités et même des pensionnats religieux pour éduquer les jeunes Birmans, non seulement pour apprendre l’anglais mais aussi pour les christianiser. D’autres changements typiquement british se sont imposés, comme la conduite à gauche, les tea shops, jusqu’aux nombreux mots anglais qui se sont infiltrés dans la langue birmane sans que plus personne n’en connaisse aujourd’hui l’origine et pense que c’est simplement du birman.

Les Indiens ont amené avec eux leurs traditions culinaires, leurs religions (hindouisme, islam), le thé à l’anglaise mais aromatisé d’épices locales, les chiques de bétel…

On retrouve toute une communauté indienne au centre-ville, ils sont vendeurs de chapati le long des rues, chauffeurs de taxi… Ils font commerce de tout.

J’ai même rencontré dans les rues de mon quartier, un jeune indien aux grands yeux maquillés au khôl et déguisé en cow-boy. Comme quoi tout est possible, même la mixité des ethnies !

Quelques photos de ces derniers jours

Depuis de très nombreuses années, la Birmanie a des « arrangements » avec la Chine et il y a donc aussi de très nombreux Chinois. Comme pour les Indiens, les Chinois sont venus avec leurs religions, leur cuisine, leurs traditions. Il y a maintenant déjà plusieurs générations de Chinois et il n’est pas rare de rencontrer des Birmans de morphologie chinoise.

Depuis que le pays s’est ouvert, c’est-à-dire depuis moins de 10 ans, tout change ; les touristes arrivent en masse, les investisseurs étrangers aussi. On retrouve maintenant beaucoup de nationalités de passage mais surtout des expatriés. La France a une très bonne relation avec la Birmanie et beaucoup d’investissements se sont faits ici depuis assez longtemps. On retrouve donc une importante communauté française. Ensuite sont arrivés les Japonais, les Américains et en moindre importance quelques autres nationalités comme une poignée de Belges, quelques Italiens, des Allemands…

Avec toutes les communautés, on voit fleurir partout des associations pour les étrangers, des concerts de musique classique, des restaurants non birmans. Vous avez envie de manger mexicain pas de soucis, italien c’est encore plus facile, il y a des pizzeria presqu’à tous les coins de rue ; on trouve maintenant aussi « Burger King », « Hard Rock Café », « Lotteria » , « KFC » …

Il y a environ un mois, j’ai été écouter un pianiste italien invité pour fêter les 60 ans du traité de Rome. Ce concert fut donné dans la superbe salle de gala du Strand Hôtel. Un bon moment musical avec une assemblée nombreuse et variée ; même des Birmans étaient venus apprécier ce spectacle à cent lieues de leurs festivités traditionnelles.

Les fêtes birmanes sont plus bruyantes et les spectateurs se mêlent aux représentations. Rien ne semble organisé, c’est en tout cas l’impression que cela donne. La musique peut sembler dissonante à nos oreilles novices en la matière. Mais cela vaut la peine d’assister au moins une fois à un spectacle. Les marionnettes font partie du patrimoine birman. Toutes les marionnettes ont leur histoire, leur caractère et sont des caricatures d’anciens rois, reines et tous les personnages historiques importants. Quelques personnages plus fantaisistes sont aussi au rendez-vous sur les planches. Bientôt peut-être, je vous en dirai plus sur les marionnettes, si bien entendu le sujet vous intéresse. N’hésitez donc pas à mettre votre commentaire sur ce blog ; de même si vous voulez en savoir plus sur d’autres sujets.

Je dois encore vous raconter mon mini séjour au lac Inlé mais ce sera pour une prochaine fois… A très bientôt.

 

 

 

 

 

 

 

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