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Un week-end encore bien rempli…

Il est parfois bien difficile de reprendre l’ordinateur en fin de journée pour encore écrire après une journée de travail au bureau ou un week-end de travail pour l’Association.

Et pourtant il y a bien des choses à raconter…

Un week-end encore bien rempli avec un départ de nuit en bus censément « confortable », arrivée à Bagan a 5 h 30 du matin. Juste le temps d’engloutir un petit-déjeuner, néanmoins très bon. Une bonne dose de riz avec des cacahuètes et du sésame et pour garnir le tout un œuf au plat. Bien entendu on reçoit aussi un jus de fruit frais de papaye, un café, une crêpe et une banane… Ça y est on est prêts pour affronter la journée torride. Il faut savoir que Bagan est la région la plus sèche et la plus chaude du pays, il y a très peu d’humidité mais quand on frôle les 45 degrés c’est terrible la sensation de chaleur qui brûle la peau.  Même le vent est chaud !

D’abord, il faut se rendre au village de Tauw Bau Tauw afin de rencontrer quelques enfants parrainés mais aussi pour voir le dispensaire…

A notre arrivée comme d habitude nous sommes très bien accueillis et directement on nous installe devant une table bien fournie en fruits, chips et boissons. On discute ferme. En conclusion, le dispensaire est pratiquement fini, il reste encore quelques petites choses à terminer comme la peinture, l’installation de l’eau et la pose des panneaux solaires. Les panneaux solaires c’est notre compagnie d’électricité belge qui les offre ainsi que leur mise en place mais ils sont toujours en attente chez le fournisseur… Cela devrait être posé et raccordé avant juillet. Une demande d’autorisation et d’homologation du dispensaire est en cours, un dossier a été soumis au Ministère de la Santé et on attend juste la visite d’un agent qui doit venir agréer le bâtiment depuis déjà 2 mois… Il semblerait que personne ne viendra tant que l’électricité n’est pas fonctionnelle. Eh oui ! c’est ainsi, on ne peut pas accélérer les choses, ni en changer l’ordre : au Myanmar, chaque étape doit être finalisée avant de pouvoir passer à la suivante ; il faut donc s’armer de patience.

En tout cas, les ouvriers du village ont, eux,  bien travaillé et vite, bravo à toute l’équipe des neufs hommes. Les villageois vont aménager l’avant et l’entree du dispensaire avec des plantes pour offrir un peu d’ombre.

Nous avons déjà déposé du matériel non périssable pour démarrer dès que possible les consultations, une fois le feu vert donné.

 

Durant les vacances scolaires il y a assez peu d’enfants dans le village, souvent ils vont en retraite dans un monastère afin de suivre des cours d’été et surtout afin d’éviter de traîner à ne rien faire. Dans les monastères, il fait aussi plus frais qu’ailleurs. Les jeunes ados, eux par contre sont souvent attelés à des tâches quotidiennes de la ferme. Il faut bien se rappeler que Tauw Bau Tauw est principalement un village de fermiers avec quelques vaches, et qui cultivent toutes les parcelles disponibles alentour.

J’e suis allée dire bonjour chez Zin Mi Mi, une adorable petite fille qui vit avec ses deux parents dans une minuscule maison en bambou. Elle me signale directement qu’elle a bien réussi son année scolaire. J’ai aussi vu quelques autres enfants comme Shine Bobo, Shwe Ye Thant, Nyein Chan, Swe Zin Moe et May Thu. Ils sont tous fiers de dire qu’ils ont bien réussi les examens.

Il y a eu quelques distributions de lettres et cadeaux, puis une photo avant de déjà se quitter. On fait un petit saut par le mont Popa juste pour faire un petit coucou à mes amis les singes ha ha ha ! et aussi demander protection aux Nats, les esprits birmans auxquels croient les animistes. Il y a un Nat  pour les voyageurs, par exemple. Dans le Bouddhisme il y a un mélange de croyance religieuse, d’astrologie, de chamanisme. C’est assez compliqué à comprendre pour les novices. Mais cela fait partie intégrante de la vie des Birmans, on fonctionne toujours avec la Lune, les fêtes bouddhistes ; les offrandes se font au quotidien, tout le monde prie, médite ou simplement se promène sur un lieu de culte.

Apres cette visite éclair au mont Popa, ancien piton volcanique, en route vers Set Set Yo, le village aux étranges coiffures ancestrales. Ce village est assez loin d’une grand route et pas facile d’accès, on roule durant 45-50 minutes sur une piste sablonneuse. Le paysage a bien changé depuis la verte colline de Popa. Le sol est aride, la végétation est sèche, les arbres arrivent à peine à garder la tête verte. La route est cahoteuse, on est secoué dans tous les sens. Le chauffeur s’inquiète, la route n’en finit pas, on ne croise personne, même pas un serpent. Enfin au loin on voit poindre le portail d’entrée du village…

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